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L’Érôs et le Divin chez Héraclite : essai interprétatif sur le fragment 36

Feb 22, 12:29 PM Published in: Volume 2 2008-2009
Category: Author: Maria Papadopoulou | Comment | GetCited Entry | Google Scholar Entry |

Pourquoi, se demande Montaigne, « nous autres sottement craignons une espèce de mort », puisque « nous en avons desjà passé et en passons tant d’autres ? (Essais, II, XII, 602)

La bibliographie philosophique ne put pas éviter le piège de la « classification » de la pensée grecque ancienne. Or, cette « classification de la philosophie » (en catégories, en périodes … etc.) poursuivie par les contemporains est tout à fait contraire à la conception des Anciens qui étaient pleinement conscients que la philosophie n’est pas une « science », mais qu’il s’agit de l’«Erôs de la Sagesse », de la Connaissance Parfaite appartenant aux Dieux. Car « le grand savoir n’enseigne pas l’intelligence ». De même, dans le cas d’Héraclite, la bibliographie philosophique ne sut pas éviter ce piège subtil, ce qui repose, cependant, sur une double justification : primo, la pensée d’Héraclite se présente à nous avec l’aspect majestueux des ruines ; secondo, peu nombreux sont ceux qui prirent en considération qu’Héraclite fut un Grand Initié — Μύστης (ce qui est valable pour tous les Grands Philosophes Grecs Anciens) et que son langage est un discours théologique : il ne révèle ni ne cache, mais il en indique.

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